Merci à Sophie Fay qui nous consacre un article dans le Figaro de ce jour à l'occasion du lancement de notre programme "Une classe de ZEP, un tuteur". Extrait :
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Des chefs d’entreprise font découvrir leur univers aux lycéens
Pour que les enseignants dispensent une formation plus concrète du secteur privé, des patrons se transforment en tuteurs de classes de collèges et lycées des zones sensibles.TROIS CENTS collégiens et lycéens de ZEP sont attendus aujourd’hui en fin d’après-midi au ministère des Finances. Ils viennent de Bondy, Fresnes, Meaux, Corbeil-Essonnes… Un public inhabituel pour les austères bâtiments de Bercy. Ces dix classes de la région parisienne vont rencontrer pour la première fois leurs nouveaux « tuteurs » : des créateurs d’entreprise, recrutés via le réseau « 100 000 entrepreneurs ». Pierre Kosciusko-Morizet (qui a fondé le site Priceminister), Rachid Bechtola (123 interim), Laurent Horwitz (Companeo), Michèle Brischoux (H & B communication), Alexander Schirmeister (eBay) et quelques autres se sont engagés avec conviction dans cette aventure « Une classe de ZEP, un tuteur », parrainée par le secrétaire d’État aux entreprises, Hervé Novelli. « On a fait beaucoup pour faciliter la création d’entreprise, il faut maintenant combler le déficit culturel qui la bride » , explique-t-il.
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Soutien des grands groupes
Quant à l’Association 100 000 entrepreneurs, qui est à l’initiative du projet « Une classe de ZEP, un tuteur », elle est née de l’inquiétude de Philippe Hayat, qui a lui même créé puis revendu trois PME. « Pendant les manifestations anti-CPE, j’ai entendu des propos qui m’ont sidéré, des jeunes qui à 70 % voulaient être fonctionnaires et qui voyaient les chefs d’entreprise comme des gens qui se levaient chaque matin en pensant aux licenciements qu’ils allaient faire. Il fallait faire quelque chose. »
Son association – soutenue financièrement par les Caisses d’épargne, SFR, François- Henri Pinault…– propose donc depuis deux ans aux collèges et lycées de recevoir un entrepreneur qui vient raconter son expérience.
En deux ans, ils sont déjà intervenus dans 1 000 classes, parfois à plusieurs reprises. Et l’initiative est plutôt bien accueillie pratiquement, un chef d’établissement sur deux prend rendez- vous avec l’association dès le premier coup de fil et l’association ne rencontre qu’une toute petite minorité de responsables vraiment récalcitrants.
S. F.
Découvrez cet article dans son intégralité (format .pdf) ou consultez notre revue de presse 2007.


Cette expérience est formidable, surtout pour motiver des jeunes parfois inconscients de leur avenir, ou qui se retrouvent "par défaut" dans une filière non choisie.
Juste une question : est-ce que le réseau intervient aussi en Guyane ? Nous avons un terrible besoin de motivation de nos jeunes, et surtout de combattre le travail au noir. Voir des chefs d'entreprises honnêtes ferait le plus grand bien à nos élèves de filières professionnelles ! Le taux de chomage avoisine ici les 30%, en grande partir à cause du travail au noir...
Rédigé par : Marine | 17 janvier 2008 à 02:06